Scan, exploitation encadrée et preuves
Trouver une faille ne suffit pas : il faut prouver l'impact (sinon « théorique, on verra ») sans rien casser (sinon c'est toi l'incident).
Prérequis : cours précédent (périmètre écrit !).
Pourquoi
Trouver une faille ne suffit pas : il faut prouver l'impact (sinon « théorique, on verra ») sans rien casser (sinon c'est toi l'incident). Méthode + preuves = rapport qui fait bouger.
Concepts
- Scan : vulnérabilités connues (Nessus/OpenVAS : CVE par versions), config (SSLyze : TLS noté), web (ZAP/Burp : crawl + fuzz léger). Le scan liste, il ne prouve pas.
- Exploitation encadrée : PoC minimale (lire
/etc/hostnamevia la faille, pas/etc/shadow!), captures (requête/réponse, horodatage), jamais de : données réelles exfiltrées, DoS, pivot non autorisé, persistance. - Critcité : CVSS en base + contexte (internet ? auth requise ? données ?) = priorité réelle. Un 9.8 sur un service interne isolé < un 7.5 internet sur la prod.
Exemple : PoC propre (XXE)
POST /upload-xml → <!ENTITY xxe SYSTEM "file:///etc/hostname">]>
Réponse contenant le hostname = preuve suffisante. On s'arrête là.
Cas réel
Presta qui « teste » en prod : fuzz agressif → 2M de logs, table de sessions saturée, 20 min de down facturées au client… par le presta. Depuis : tests en staging cloné, fenêtres écrites, rate-limit du scanner.
Pièges
- Exploiter au-delà de la preuve : exfiltrer « pour montrer » = fuite causée par le testeur. Preuve minimale toujours.
- Scanner la prod en journée : même « léger », ça charge. Fenêtres + staging d'abord.
- Oublier de prévenir (SOC, hébergeur) : l'alerte bleue déclenchée par ton test = incident pour rien + confiance perdue.
À retenir
Scanner = lister, PoC minimale = prouver, contexte = prioriser ; staging d'abord, périmètre toujours.