ping, traceroute, dig : la trousse
Trois outils couvrent 80 % des diagnostics : ping (couche 3 ?), traceroute (où ça bloque ?), dig (qui ment ?).
Prérequis : cours 1.2, 4.1, 5.1.
Pourquoi
Trois outils couvrent 80 % des diagnostics : ping (couche 3 ?), traceroute (où ça bloque ?), dig (qui ment ?). Les maîtriser, c'est ne plus jamais dire « le réseau est bizarre » sans preuve.
Concepts
- ping : ICMP Echo. Prouve la couche 3 aller-retour + RTT. Limites : ICMP souvent filtré/dépriorisé (un ping KO ≠ down !), ne dit rien des ports ni du DNS (sauf
ping nomqui teste aussi la résolution). - traceroute : TTL croissants pour faire expirer chaque saut et cartographier le chemin (
* * *= routeur muet, pas forcément panne). MTR (mtr) = ping + traceroute en continu : l'outil roi pour « ça coupe par intermittence ». - dig + curl :
digpour les noms (cours 5.1-5.3),curl -v/-I/-wpour l'applicatif. Le trio couvre : nom → chemin → contenu.
Exemple : la séquence universelle
ping -c3 8.8.8.8 # IP sort ? (non → local/route)
ping -c3 google.com # + DNS ? (non → DNS)
traceroute google.com # où ça bloque ? (dernier saut qui répond)
dig +short google.com # que dit le DNS ?
curl -sI https://google.com # et l'applicatif ?
Cas réel
« Le site est down » : ping OK, traceroute OK jusqu'au bout, dig OK, mais curl timeout → ce n'est PAS le réseau, c'est l'app (ou son firewall applicatif). 2 minutes au lieu d'ouvrir un ticket « réseau » qui va tourner 3 jours.
Pièges
* * *en fin de traceroute : routeur qui ne répond pas aux expirations ≠ panne (surtout chez les gros opérateurs).- Ping OK donc « tout va bien » : ICMP ≠ TCP — un firewall peut laisser passer l'un et bloquer l'autre.
- Traceroute asymétrique : l'aller et le retour prennent des chemins différents — un saut bizarre à l'aller n'explique pas toujours le retour.
À retenir
ping = couche 3, traceroute = où, dig = qui ment, curl = quoi ; MTR pour l'intermittent.
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