IPv6 : format et logique
L'IPv4 est épuisé, le NAT est un pansement : l'avenir (et déjà une bonne partie du mobile) parle IPv6.
Prérequis : cours 2.1 et 2.2.
Pourquoi
L'IPv4 est épuisé, le NAT est un pansement : l'avenir (et déjà une bonne partie du mobile) parle IPv6. Le comprendre, c'est arrêter de le désactiver « parce que ça casse des trucs ».
Concepts
- 128 bits en hexadécimal :
2001:db8::1(8 groupes,::= compression des zéros — une seule fois par adresse). Assez d'adresses pour chaque grain de sable : fini la pénurie. - Plus de NAT : chaque machine peut avoir une IP publique globale. Le firewall reste obligatoire (routable ≠ exposé !), mais fini les contorsions de ports.
- Coexistence (dual-stack) : IPv4 + IPv6 en parallèle sur la même machine. Si l'un casse, l'autre prend le relais — ou pas, d'où des pannes « à moitié ».
Exemple : lire et tester
ip -6 addr # adresses v6 : globale (2001:.../64), lien-local (fe80::...), loopback (::1)
ping -6 google.com
curl -6 -s ifconfig.me # mon IP publique v6
fe80::/10 (lien-local) = le « 169.254 » du v6 : ne sort jamais du lien. ::1 = localhost.
Cas réel
Site « inaccessible » depuis certains mobiles uniquement : l'opérateur pousse de l'IPv6, le DNS annonce un AAAA, mais le serveur n'écoute qu'en IPv4 → timeout pour ces clients. Soit on active v6 partout, soit on retire le AAAA : le « à moitié » est pire que le « pas du tout ».
Pièges
- Désactiver IPv6 « pour simplifier » : ça casse ce qui marchait (de plus en plus de services préfèrent v6).
- Firewall IPv4 nickel, IPv6 grand ouvert : deux piles = deux firewalls à configurer (UFW gère les deux, vérifier !).
::deux fois dans une adresse : invalide, une seule compression autorisée.
À retenir
128 bits hexa, pas de NAT mais firewall quand même, dual-stack = deux piles à soigner.